Le 1er mai dernier, la CNT Iruñea est de nouveau descendue dans la rue avec d’autres syndicats et organisations. Dans un contexte de crise capitaliste qui se traduit par la difficulté croissante de la classe ouvrière à joindre les deux bouts, par la précarité de l’emploi, les fermetures d’entreprises et l’augmentation des accidents mortels au travail, nous tenions à mettre en avant le besoin de dépasser le modèle syndical hégémonique et de renforcer ainsi l’organisation sur les lieux de travail.
Pour cela, nous misons sur le renforcement de l’alternative anarcho-syndicaliste : un modèle syndical participatif basé sur l’entraide, l’autogestion et l’action directe, qui ne renonce pas pour autant à sa perspective révolutionnaire, où la défense de nos droits est l’école d’une société plus libre et plus juste.
D’un point de vue plus global, il convient de souligner que nous assistons à une escalade de la guerre, également liée à la crise capitaliste et à la surexploitation des ressources naturelles, et que l’internationalisme prolétarien est la seule réponse possible pour les organisations qui souhaitent défendre les intérêts de la classe ouvrière.
En ce qui concerne la coordination avec d’autres syndicats et collectifs pour cette mobilisation, notre bilan est positif. Nous estimons qu’il est nécessaire de continuer à travailler dans cette convergence afin que les différentes luttes menées par les différentes organisations tendent à briser l’isolement et la fragmentation. Pour cette convergence, nous défendons un principe simple : l’indépendance et l’autonomie vis-à-vis de l’État, des institutions et des partis politiques.
Pour la CNT, le 1er mai est une date importante, mais le travail vraiment nécessaire se fait au quotidien. C’est pourquoi nous appelons nos militant.e.s à s’organiser sur les lieux de travail, dans les quartiers, dans les syndicats et dans les luttes quotidiennes. C’est là que vous pourrez toujours nous trouver.
Cours, camarade, cours, le vieux monde est derrière nous !